Dépistage organisé

Les radiologues et la HAS s’opposent sur la place de la tomosynthèse

La publication très attendue du rapport de la HAS sur la place de la tomosynthèse dans le dépistage organisé du cancer du sein s'est soldé par une objection collective. En recommandant l'intégration du couple tomosynthèse-mammographie 2D synthétique dans le DO, le rapport a provoqué la réaction des sociétés savantes concernées et des membres du groupe de travail associé. La HAS a donc revu sa copie dans la forme, mais reste convaincue du bien fondé de ses conclusions.

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Le 22/05/23 à 7:00, mise à jour hier à 15:08 Lecture 7 min.

Selon la HAS, la tomosythèse associée à la mammographie 2D synthétique en dépistage organisé serait la formule la plus bénéfique, tant pour l’efficacité que la sécurité (photo d'illustration). C. F.

En recommandant l’intégration du couple tomosynthèse et mammographie 2D synthétique dans le dépistage organisé du cancer du sein, la Haute Autorité de santé a provoqué une objection collective des acteurs du dispositif. Face aux critiques des sociétés savantes concernées et des membres du groupe de travail associé, elle a donc revu sa copie dans la forme, mais reste convaincue du bien-fondé de ses conclusions. Après un premier volet publié fin 2019, la Haute Autorité de santé a livré en mars 2023 la seconde partie de son évaluation de la tomosynthèse mammaire pour le dépistage organisé du cancer du sein (DO). Dans ses conclusions, elle recommande l’intégration de la tomosynthèse dans le dépistage organisé, « à condition qu’elle soit systématiquement associée à la reconstruction d’une image 2D-synthétique (2Ds) ». Pour justifier ce choix, elle argue que cette association permettrait « d’améliorer les performances du dépistage organisé, sans pour autant augmenter la dose d’exposition

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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