François Arnault, président du CNOM

« Nous avons des leviers face à la puissance financière et nous allons nous en servir »

Le Conseil national de l’Ordre des médecins s’est adapté pour répondre aux nouveaux défis posés par les investisseurs privés et garantir le respect des règles déontologiques. François Arnault, son président, livre son analyse de la situation en radiologie et affermit la position de l’institution.

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Le 25/03/24 à 7:00, mise à jour le 29/04/25 à 11:56 Lecture 6 min.

« Nous sommes les seuls à pouvoir empêcher une société de fonctionner si elle ne respecte pas les règles déontologiques », signale François Arnault, le président du CNOM. © C. F.

Docteur Imago / Pourquoi, selon-vous, le secteur de la santé est-il ciblé par la financiarisation ? François Arnault / C’est un phénomène multifactoriel. Le premier facteur que j’identifie est la perte des capacités financières des spécialités. Les revenus des radiologues se sont contractés de façon assez significative alors que les matériels d’imagerie sont des technologies extrêmement coûteuses. Les radiologues ont donc eu de plus en plus de difficultés à assumer ces dépenses. S’est ajouté à cela un problème démographique. La radiologie reste cependant une spécialité toujours rentable, et il y a eu une opportunité pour les sociétés financières d’investir ce secteur pour essayer de le rentabiliser en faisant des regroupements, en mutualisant. Nous n’avons sans doute pas encore tout vu de ce que les financiers veulent obtenir. En tout cas, ils ont attaqué le secteur de façon assez massive et frontale. D. I. / Comment expliquer une telle percée ? F. A. / Les financiers ont réus

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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