Témoignage

« Nous ne voyons pas de plus-value à nous associer à un groupe financier »

Alors que la financiarisation en radiologie est suivie de près par les professionnels, les avis à son sujet divergent. Fernando Neves, radiologue en Île-de-France dans le groupe IMEF et membre du bureau de Corail, a partagé son point de vue à ce sujet. Il s'oppose à l'entrée d'investisseurs non-médecins dans sa SEL, car la démarche lui semble risquée et dispensable.

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Le 13/03/24 à 7:00 Lecture 3 min.

« La consolidation est importante pour se développer, constate Fernando Neves. Mais pour cela, les radiologues doivent salarier des professionnels non médicaux, pas les mettre à la tête de l’entreprise. Se consolider avec des financiers me paraît dangereux. » D. R.

Docteur Imago / Recevez-vous fréquemment des propositions d'association de la part de groupes financiers ? Fernando Neves / Comme tous les cabinets de radiologie, pendant un moment nous avons été contactés fréquemment par des groupes financiers ou leurs intermédiaires, mais ce n'est presque plus le cas. Je pense qu'ils savent maintenant que nous ne sommes pas susceptibles de céder à leurs sollicitations. D. I. / Pourquoi avoir choisi de ne pas dire oui à l'un d'entre eux ? F. N. / C'est avant tout par choix de l'indépendance. Dans ma structure, tous les médecins sont associés à parts égales, et nous prenons toutes nos décisions d’entreprise entre médecins, sans intervention extérieure. Nous tenons à garder nos choix stratégiques entre nos mains. De plus, nous ne voyons pas la plus-value que représenterait pour nous une telle association. Nous sommes 50 radiologues associés sur 10 centres de radiologie, donc nous disposons d'un groupe assez important, avec des employés qui trav

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