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IRM à très bas champ : Chipiron vise toujours plus bas

La startup française Chipiron tente d'adapter l'IRM à l'utilisation de détecteurs quantiques SQUID, réagissant à d'infimes variations magnétiques. Cette sensibilité pourrait ouvrir la voie à de nouvelles IRM portables à bas coût et à bas champ adaptées aux urgences et à l'imagerie des extrémités, y compris dans des locaux inadaptés pour l'IRM standard.

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Le 28/06/23 à 15:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:24 Lecture 2 min.

Dans les locaux parisiens de Chipiron. À gauche, le cryostat cylindrique comprend le détecteur SQUID : à droite, la cage de polarisation. © Chipiron

L'IRM à très bas champ, au champ magnétique compris entre 10 mT et 100 mT, a le vent en poupe. Les progrès technologiques en reconstruction d'images de ces dernières années ont relancé la course à l’innovation. L'IRM portable californienne Promaxo® (66 mT) a ainsi enclenché un processus de marquage CE en s'intégrant dans des unités de recherche médicale européennes pour évaluer son efficacité dans la détection des cancers de la prostate, tandis que l'entreprise américaine Hyperfine a annoncé le 22 février 2023 le marquage CE de son IRM portable Swoop® (64 mT). Encore à un stade de développement initial, la startup française Chipiron envisage de faire son trou dans ce marché de niche en développant la première machine à « ultra bas champ » : l'IRM… à 1 mT !

Maîtriser la sensibilité des détecteurs SQUID

À l'origine de ce projet fou, l'utilisation d'une technologie radicalement différente des autres IRM à ultra bas champ : des magnétomètres quantiques connus depuis longtemps, les SQUID, pou

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Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

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