Financement de l'innovation

Le déremboursement des cathéters de thromboaspiration scruté à la loupe

Lors d'une session particulièrement animée du congrès annuel de la Société française de neuroradiologie (SFNR), le vendredi 22 mars, différents interlocuteurs professionnels, industriels et institutionnels se sont relayés pour dresser un panorama des causes, des conséquences et des leçons à tirer du déremboursement des cathéters de thromboaspiration.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 23/04/24 à 7:00 Lecture 8 min.

Le déremboursement s'est traduit à l'hôpital Fondation Adolphe de Rothschild par une augmentation importante des interventions sans thromboaspiration et par une diminution des interventions complexes nécessitant trois cathéters de thromboaspiration ou plus. © François Mallordy | diaporama Georges Nicolaos

Véritable coup de tonnerre pour la neuroradiologie interventionnelle française, le déremboursement des cathéters de thromboaspiration le 1er mars 2023 a fait l'objet d'une session complète d'une heure, le vendredi 22 mars 2024, lors du congrès annuel de la Société française de neuroradiologie (SFNR). La présentation a permis d'analyser avec un an de recul les causes du déremboursement de ces dispositifs médicaux (DM), mais aussi ses conséquences pour les hôpitaux et les praticiens à travers une première étude comparative rétrospective menée à l'hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, un établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC) parisien ayant développé une expertise reconnue en thrombectomie [1].

« Dresser un panorama » du remboursement des DM

« J'ai souhaité réunir pour cette session des acteurs éminents extrêmement impliqués dans la régulation des DM, pour qu'ils nous donnent un panorama de cet environnement », explique en introduction de cette session matinale le c

Il vous reste 91% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Huynh S., Nicolaos G., Piotin M. et al, « Impact économique du déremboursement des cathéters de thromboaspiration », Journal of Neuroradiology, 24 février 2024. DOI : 10.1016/j.neurad.2024.01.028.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR