Pratiques professionnelles

L’imagerie au cœur des guerres de territoires

En diagnostic comme en interventionnel, les techniques d’imagerie médicale sont convoitées par de nombreuses spécialités. Ces dernières années, plusieurs passes d’armes entre des radiologues et leurs « concurrents » ont révélé au grand jour les « turf battles » qui agitent la discipline.

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Le 15/11/23 à 7:00, mise à jour le 20/11/23 à 10:32 Lecture 3 min.

Dans le domaine interventionnel, l’ESC avait lancé un appel aux autorités nationales de santé pour permettre aux cardiologues interventionnels de réaliser des thrombectomies mécaniques en cas d’AVC ischémique aigu, un geste traditionnellement réservé aux neuroradiologues interventionnels (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Les radiologues se rebiffent. Face aux assauts des autres spécialistes qui revendiquent leur part du gâteau de l’imagerie, les principaux concernés défendent leur expertise avec énergie. Dernier fait en date, en août 2023, un article et un communiqué rédigés par la Société européenne de cardiologie (ESC) et l'Association européenne d'imagerie cardiovasculaire (EACVI) ont suscité une réaction agacée de la Société française d’imagerie cardiovasculaire (SFICV).

Des propos qui passent mal

Les cardiologues y affirment notamment que « l’accent mis sur l’offre d’examens d'imagerie cardiaque basés sur la spécialité plutôt que sur les compétences a été l'un des principaux obstacles à l'adoption plus large d’examens diagnostiques fondamentaux dans de nombreux pays ». Pour la SFICV, ces propos insinuent que les radiologues ralentiraient le développement de l’imagerie cardiaque. « Cette présentation des faits est fausse et dangereuse », dénonce la société.

Tentative d’approche sur la thromb

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Carla Ferrand

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