Urgences

« La communication entre urgentistes et radiologues améliore la prise en charge du patient »

Le médecin urgentiste Jean-Baptiste Bouillon-Minois, en poste au CHU de Clermont-Ferrand, a supervisé l'étude RADIO-ED, qui évalue les discordances entre urgentistes et radiologues dans l'interprétation des radiographies des patients retournant à domicile après leur passage aux urgences. Il suggère d'organiser des formations associant radiologues et urgentistes.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 07/03/24 à 7:00, mise à jour le 07/03/24 à 14:56 Lecture 3 min.

« La plupart des discordances qui changent la prise en charge sont des fractures vues par l'urgentiste mais qui n'existaient pas, ou bien des fractures passées inaperçues qui sont ensuite repérées par les radiologues », indique Jean-Baptiste Bouillon-Minois. © Jean-Baptiste Bouillon-Minois

Docteur Imago / RADIO-ED, étude monocentrique réalisée au CHU de Clermont-Ferrand (63), que vous avez supervisée, évalue le taux de discordance d'interprétation entre radiologues et urgentistes parmi les radiographies des patients initialement sortis des urgences. Ses résultats sont parus fin janvier dans Emergency Radiology [1]. Pourquoi cette étude, et quelle a été sa méthodologie ? Jean-Baptiste Bouillon-Minois / En France, tous les patients pris en charge dans des structures d'urgence et qui passent une radiographie doivent bénéficier d’une interprétation par un radiologue titulaire dans les plus brefs délais. Dans les faits, ce sont souvent les urgentistes qui analysent en premier ces images. Or, depuis 4 ou 5 ans, les radiologues de notre établissement examinent systématiquement les radiographies de la veille avant de relire les interprétations des urgentistes. Comme nous sommes toujours à la recherche d’amélioration dans nos pratiques d’urgentistes, nous avons voulu savoir si

Il vous reste 80% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Bouillon-Minois J.-B., Lambert C., Dutheil F. et al, « Assessment of discordance between radiologists and emergency physicians of RADIOgraphs among discharged patients in an emergency department: the RADIO-ED study », Emergency Radiology, 22 janvier 2024. DOI : 10.1007/s10140-024-02206-4.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

11 Sep

17:00

Une étude prospective chez 22 patients atteints de tumeurs neuro-endocrines métastatiques montre que le ¹⁷⁷Lu-LNC1010 présente un profil de tolérance favorable, sans toxicité rénale ou hépatique sévère. Le traitement a obtenu un taux de réponse objective de 44,4 %, et un contrôle de la maladie de 94,4 %.

15:00

Après une embolisation des artères prostatiques (PAE), le taux cumulé de ré-intervention atteint 25,8 % à 5 ans, la résection transurétrale de la prostate étant la procédure de rattrapage la plus fréquente, selon une étude. Ces résultats confirment une durabilité à moyen terme satisfaisante de la PAE.

13:30

Une étude démontre que le score O-RADS IRM présente une excellente performance diagnostique pour différencier les masses annexielles bénignes et malignes. L’intégration de la courbe d’intensité semi-quantitative (SIC) améliore surtout la spécificité et la valeur prédictive positive, tout en réduisant les interventions chirurgicales inutiles.
10 Sep

17:23

L’embolisation des artères utérines (EAU) offre une amélioration durable des symptômes chez environ 75 % des patientes. À 10 ans, près d’une patiente sur cinq nécessite une nouvelle intervention, avec un risque plus élevé chez les femmes plus jeunes. (Etude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR