Décision de l’ASN

Les obligations d’assurance de la qualité en imagerie médicale

La décision n° 2019-DC-0660 de l’ASN impose la mise en œuvre d’une démarche qualité et de gestion des risques pour l’utilisation de dispositifs médicaux utilisant des rayonnements ionisants. Cet article détaille les obligations et les enjeux de cette nouvelle réglementation, qui s’appuie principalement sur les principes de justification et d’optimisation.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/03/19 à 16:00, mise à jour hier à 15:04 Lecture 7 min.

La décision n° 2019-DC-0660 de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) impose de mettre en œuvre une démarche qualité et de gestion des risques en radiologie diagnostique et interventionnelle ainsi qu’en médecine nucléaire (photo d'illustration). © Carla Farrand

La décision n° 2019-DC-0660 de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) « fixant les obligations d'assurance de la qualité en imagerie médicale mettant en œuvre des rayonnements ionisants » est parue en février 2019 au Journal officiel. À compter du 1er juillet 2019, elle impose de mettre en œuvre une démarche qualité et de gestion des risques en radiologie diagnostique et interventionnelle ainsi qu’en médecine nucléaire.

Une décision attendue

Cette décision était attendue. Elle transcrit dans le droit français les articles 56.4 et 63 de la directive 2013/59/Euratom du 5 décembre 2013 2 (lire encadré). Elle tient compte des obligations réglementaires du Code de la santé publique, en particulier les obligations d’assurance de la qualité, de justification du choix de l’acte, d’optimisation des doses délivrées aux patients et de communication du résultat de l'acte. Le Plan cancer 2014-2019 prévoyait déjà de développer un référentiel qualité dans le domaine de l’imagerie médicale.

Justifica

Il vous reste 90% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1. Arrêté du 8 février 2019 portant homologation de la décision n° 2019-DC-0660 de l’Autorité de sûreté nucléaire fixant les obligations d’assurance de la qualité en imagerie médicale mettant en œuvre des rayonnements ionisants. JORF du 13 février 2019
2. Directive 2013/59/Euratom du conseil du 5 décembre 2013 fixant les normes de base relatives à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants et abrogeant les directives 89/618/Euratom, 90/641/Euratom, 96/29/Euratom, 97/43/Euratom et 2003/122/Euratom. JOUE du 17 janvier 2014

Auteurs

Hervé LECLET

SANTOPTA Groupe ESPRIMED

Médecin radiologue

Consultant en organisation en imagerie médicale

www.santopta.fr

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

23 Oct

16:18

Le score de Kaiser en IRM mammaire présente une excellente précision diagnostique pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes chez les patientes présentant des anomalies BI-RADS 0 ou 4 en imagerie conventionnelle (étude).

13:16

Chez les patients obèses, le scanner à comptage photonique (PCCT) offre une meilleure qualité d’image que le scanner conventionnel (EID CT), avec un meilleur contraste et un rapport signal/bruit supérieur. Il permet également de réduire significativement la dose d’irradiation, en maintenant une bonne qualité diagnostique (étude).

7:45

Une étude a comparé un système d’intelligence artificielle aux critères PI-RADS pour la détection du cancer de la prostate cliniquement significatif en IRM, démontrant une sensibilité non inférieure à l’échelle du patient, mais inférieure à l’échelle lésionnelle. L’IA pourrait compléter PI-RADS pour optimiser le triage des biopsies, notamment des lésions indéterminées PI-RADS 3, concluent les chercheurs.
22 Oct

15:30

Une équipe de chercheurs a développé un système d’intelligence artificielle multimodale combinant imagerie médicale et données cliniques pour prédire la survie à 24 mois de patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, traités par radiothérapie vectorisée ciblant le PSMA. Ce modèle affiche des performances prometteuses pour la stratification pronostique et l’aide à la décision clinique.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR